La fuite
La Fuite
Je serai loin tout à l'heure, bien loin de tes montagnes.
Je marcherai sans pudeur dans les villes et les campagnes,
Pourvu que le vent, pourvu que le vent sèche mes larmes.
En fait, je n'irai pas si loin, je descendrai juste en bas de chez moi,
Le voyage commence à ma porte et c'est ici qu'il finira.
Même si la foule me tourne la tête et que le ciel paraît bas,
Je changerai quand même la planète et pour ce soir, ça suffira.
Je serai loin tout à l'heure, bien loin de mes pensées,
Les plus longues routes sont intérieures, entourées de fleurs colorées.
Pourvu que le vent, pourvu que le vent sèche mes larmes.
Je ne ferai pas des kilomètres, lancé sur les traces diffuses
Du bel et merveilleux ailleurs qui va trop vite et se refuse.
Jadis je dépensais beaucoup à aller voir là-bàs si j'y suis
Mais l'au-delà n'a pas de prix, c'est l'en-dedans qui fait le tout.
Je serai bien loin, je serai bien loin dans un mois, je serai bien loin...
(Chanson)